Les micromaisons

Étant donné la montée en flèche des prix de maisons au Canada, le public recherche des solutions créatives et économes. Dans cette optique, certains Canadiens achètent ou même construisent leur propre « micromaison ». 

Au cours des 10 ans suivant le début de la dernière récession, le marché de micromaisons a décollé. Il y a plusieurs émissions télévisées sur l’habitation qui popularisent cette tendance. Dans ces émissions, nous avons vu comment vivre avec moins, réduire sa consommation d’énergie et privilégier l’environnement. Toutefois, la question se pose : les micromaisons représentent-elles une solution viable pour le public?

La définition de micromaison est une structure de 500 pieds carrés ou moins. Pour la plupart de propriétaires, cela représente une adaptation importante. Les micromaisons offrent plusieurs avantages : une empreinte écologique réduite, des factures moins dispendieuses et le manque d’hypothèque. Qui plus est, les propriétaires passeront moins de temps à faire le ménage et bénéficieront de la vie hors réseau. Par contre, les micromaisons présentent aussi des défis : l’entreposage est problématique, il n’y a pas beaucoup d’espace pour accueillir les invités et il y a moins d’intimité. 

Cela dit, le plus grand inconvénient d’une micromaison est la question de l’emplacement. Bon nombre de municipalités n’ont pas de code du bâtiment mis à jour pour autoriser les micromaisons. Dans le même ordre d’idées, les villes, provinces et états ont tous leurs propres règlements sur les micromaisons. Dans les villes, le zonage est problématique. Certaines municipalités exigent que les micromaisons soient placées sur une fondation et branchées aux services publics. Or, les micromaisons sont souvent placées sur des roues pour faciliter le déplacement, car la majorité des propriétaires de micromaison ne possèdent pas de terrain avec fondation. 

Et ce n’est pas tout. Les micromaisons sont souvent inadmissibles aux hypothèques en raison de la superficie réduite, des prix plus bas et du manque de garantie de remboursement au prêteur. Il faudrait dans ce cas obtenir un financement de véhicule récréatif.

C’est vrai qu’une micromaison fera gagner des sous et réduira l’empreinte écologique de ses propriétaires, mais avant de s’embarquer dans cette aventure, il faut analyser ses finances, vérifier la logistique de l’emplacement et consulter les règlements municipaux. C’est en faisant preuve de diligence raisonnable que les propriétaires bénéficieront du confort de la vie de micromaison. 

Pin It