Êtes-vous parmi les milléniaux qui dépendent d’un acompte provenant d’un don familial?

À mesure que les prix de logements montent en flèche au Canada, les milléniaux sont de plus en plus exclus du marché, à moins de compter sur l’aide d’un acompte sous forme d’un don de la « banque de Maman et Papa ». Nés entre 1980 et le début des années 2000, les milléniaux constituent un groupe dynamique qui veut aussi réaliser le rêve canadien d’être propriétaire d’habitation. Or, un peu plus du tiers des milléniaux sont propriétaires d’un logement. 

D’après les statistiques, le nombre de milléniaux achetant une propriété à l’aide d’un acompte provenant d’un don familial a doublé, ce qui compte pour 15 % des achats réalisés entre 2014 et 2016 et ce qui représente une hausse de 7 % depuis 2000. C’est normal de désirer le meilleur pour ses enfants, mais cela peut également entraîner des coûts supplémentaires pour les parents. 

Dans certaines familles, les acomptes provenant d’un don nécessitent le refinancement de la maison, une ligne de crédit ou le retrait de fonds des investissements. Si les parents retirent des fonds de leur hypothèque ou ligne de crédit, ils augmenteront leurs propres coûts en engageant des frais d’intérêt, des pénalités d’intérêts hypothécaires voire des taxes plus élevées dans le cas des retraits des fonds d’investissement.

 

Qu’est-ce qui a changé?

Étant donné que le prix moyen d’une maison au Canada s’élève à 530 304 $, les milléniaux ont besoin des acomptes plus importants ou doivent déménager dans des régions offrant des prix plus abordables. En fin 2016, de nouveaux règlements ont vu le jour dans le but de calmer le marché du logement et de permettre aux Canadiens de supporter la hausse du taux directeur. 

Avant les changements, un acheteur versant un acompte de 20 % ou moins (prêts hypothécaires à proportion élevée) était admissible aux prêts hypothécaires à taux fixe publiés par les prêteurs. (En 2016, ces taux fixes variaient entre 2,39 % et 2,69 %.) Depuis les changements entrés en vigueur en 2016, les prêts hypothécaires à proportion élevée (acompte de 20 % ou moins) sont évalués selon le taux admissible de 4,84 %. À la lumière de cette hausse du taux admissible, les milléniaux ont moins de solutions pour réaliser leur rêve d’acheter une propriété. Dans cette optique, ils devront se contenter d’une hypothèque plus petite, économiser pour verser un acompte plus élevé ou demander de l’aide de leur famille.

 

Étant donné les règlements plus stricts sur les prêts hypothécaires, les milléniaux seront obligés d’économiser plus avant d’acheter une propriété ou d’obtenir un acompte provenant d’un don de leur famille, sans quoi ils risquent d’être exclus du marché.

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