Les défis des post-boomers

Au cours des dernières années, nous avons été témoins d'un grand nombre de discussions portant sur les défis que la génération Y, ou les post-boomers, devra relever pour intégrer le marché du travail.  Ces discussions ont porté principalement sur les coûts des études et du logement, deux sujets cruciaux parce qu'ils ont tous deux une incidence importante sur la capacité d'une génération entière à progresser dans la société.


Prenons tout d'abord le coût des études. 
Il semble y avoir un écart important entre les montants moyens qui ont été établis par certaines institutions relativement à l'endettement des étudiants à la fin d'un programme d'études de quatre ans.  Selon la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, la dette de chaque étudiant s'établirait quelque part entre 27 000 $ et 37 000 $, mais d'autres sources mentionnent un chiffre qui se situe davantage entre 25 000 $ et 27 000 $. Quoi qu'il en soit, ce ne sont pas de petites sommes.  Si l'on se fonde sur le chiffre médian de 26 000 $, on peut calculer que les étudiants s'endettent au rythme d'environ 6 500 $ par an, ou 541,67 $ par mois.

Une fois répartis ainsi, ces chiffres ne semblent plus très impressionnants, mais lorsque les taux d'intérêt et des périodes de remboursement étendues sur plus d'une décennie sont pris en compte, l'endettement peut devenir un fardeau financier passablement lourd.  Cela étant dit, ce n'est pas nécessairement l'endettement qui constitue le vrai défi, mais plutôt les perspectives d'emploi incertaines qui rendent cet endettement apparemment insurmontable.  Compte tenu d'un taux de chômage d'environ 13,40 % pour les moins de 25 ans, la recherche d'un emploi lucratif risque de leur poser tout un problème.  La plupart des membres des jeunes générations continuent d'attendre que les boomers prennent enfin leur retraite et qu'il se crée des débouchés présentant certaines possibilités d'avancement.  Le revenu moyen d'un ménage canadien, déduction faite des impôtsest passé de 59 000 $ en 1993 à 79 600 $ en 2011 (nous ne disposons pas de statistiques plus récentes en raison de la décision du gouvernement d’abolir le questionnaire détaillé de recensement...).  Cette hausse est de bon augure pour les générations futures, mais il y a encore du rattrapage à faire pour que les revenus puissent suivre le rythme du coût de la vie.

Par ailleurs, la hausse du coût du logement rend l'accession à la propriété encore plus difficile pour les jeunes.  Lorsque le prix d'une maison unifamiliale excède le cap d'un million de dollars à Toronto et Vancouver (les deux marchés immobiliers les plus florissants au Canada), on peut se demander s'il leur sera même possible d'acquérir une propriété.  Pour un bon nombre d'entre eux, il semblait que le marché de la copropriété constituait une solution, car il leur permettait de devenir propriétaires à moindre coût et de profiter d'un mode de vie intéressant.  Toutefois, même ce marché, dont les prix continuent de grimper rapidement, devient de plus en plus hors de leur portée.  Par conséquent, qu'est-ce que ce scénario pessimiste signifie pour les générations futures qui cherchent à devenir propriétaires?  Il signifie qu'il faut changer les mentalités en ce qui concerne la façon de voir ce qui, pour la plupart des gens, constituera l'achat le plus important de leur vie.

Cela indique également qu'il importe plus que jamais de solliciter les conseils de professionnels.  Non seulement pour les assurances et les placements, mais encore lorsque vient le temps d'établir un plan réaliste d'accès à la propriété.  Enfin, il signifie qu'un courtier hypothécaire peut vous aider mieux que jamais à bien vous positionner pour tirer le maximum de votre argent au moment d'investir dans l'achat d'une maison.

Les conseillers en hypothèques de CENTUM Canada aident les Canadiens depuis plus d'une décennie à prendre des décisions éclairées en matière d'accès à la propriété.

**Paul Therien, vice-président des opérations du Groupe financier Centum inc., possède plus de 20 ans d'expérience dans le secteur financier.  Il est un conférencier recherché, fait régulièrement des exposés sur ce sujet et informe les gens sur le logement ainsi que sur d'autres sujets socialement importants.  En 2013, il a été placé sur la liste des personnes les plus influentes dans le secteur hypothécaire canadien.**

Pin It