Hausse du taux d’inoccupation des logements locatifs au Canada

Communiqué de presse de la SCHL. Pour obtenir la version intégrale et les tableaux accompagnant le communiqué, veuillez consulter le site http://www.cmhc-schl.gc.ca/fr/inso/sapr/co/2013/2013-06-20-0815.cfm

OTTAWA, le 20 juin 2013 —Selon les résultats, diffusés aujourd’hui, de l’Enquête sur les logements locatifs1 réalisée au printemps par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le taux d’inoccupation moyen des appartements locatifs a augmenté dans les 35 grands centres urbains2 du Canada : il est passé de 2,3 % en avril 2012 à 2,7 % en avril 2013).

« Bien qu’elle demeure élevée, la demande sur le marché locatif traditionnel a légèrement diminué en raison de l’attrait exercé par d’autres types de logements offerts en location, comme les copropriétés, a déclaré Mathieu Laberge, économiste en chef adjoint au Centre d’analyse de marché de la SCHL. La demande soutenue de logements locatifs attribuable à la migration nette a été atténuée par la modération de la croissance de l’emploi, notamment chez les jeunes travailleurs de 20 à 24 ans. »

Les résultats de l’Enquête effectuée au printemps par la SCHL révèlent qu’en avril 2013, les plus bas taux d’inoccupation parmi les grands centres urbains ont été enregistrés à Edmonton (1,2 %), Calgary (1,2 %) et St. John’s (1,5 %), et les plus hauts, à Saint John (10,4 %), Charlottetown (8,7 %) et Moncton (7,4 %).

Au Canada, le loyer moyen des appartements de deux chambres, immeubles neufs et existants confondus, s’est chiffré à 911 $ en avril 2013. Les régions métropolitaines de recensement où les appartements de deux chambres se louaient le plus cher en moyenne sont Vancouver (1 255 $), Toronto et Calgary (1 202 $ dans les deux cas). Les loyers mensuels moyens les plus bas, toujours du côté des appartements de deux chambres, ont été observés à Saguenay (560 $), Trois-Rivières (562 $) et Sherbrooke (586 $).

Dans les 35 grands centres urbains réunis, le loyer moyen des appartements de deux chambres dans les immeubles existants a augmenté de 2,7 % d’avril 2012 à avril 2013, alors qu’il avait progressé de 2,2 % durant les 12 mois précédents) Les plus fortes hausses du loyer moyen de l’échantillon fixe ont été enregistrées à Calgary (7,2 %), St. John’s (5,5 %) et Regina (4,7 %).  Comparer, d’année en année, les loyers moyens des logements neufs et existants confondus peut mener à des conclusions légèrement trompeuses, car les unités neuves ont tendance à se louer plus cher que celles de construction moins récente. En excluant les immeubles neufs pour ne garder que les immeubles existants qu’ont en commun les univers d’enquête d’avril 2012 et d’avril 2013, il est possible de se faire une meilleure idée de l’augmentation réelle qu’ont subie les locataires.

Mettant à contribution plus de soixante-cinq ans d’expérience à titre d’organisme national responsable de l’habitation au Canada, la SCHL aide les Canadiens à accéder à un éventail de logements durables, abordables et de qualité. Elle offre également des données, des analyses et des rapports fiables, impartiaux et actuels sur le marché de l’habitation pour aider les consommateurs et le secteur de l’habitation à prendre des décisions éclairées.

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1La SCHL mène l’Enquête sur les logements locatifs deux fois l’an, en avril et en octobre, afin de connaître les taux d’inoccupation, les taux de disponibilité et les loyers des logements locatifs d’initiative privée dans tous les centres urbains de 10 000 habitants ou plus au Canada. Des rapports sont publiés en juin et en décembre. Il y a des différences entre les enquêtes de l’automne et du printemps. L’Enquête du printemps porte sur les immeubles comptant au moins trois appartements ou logements en rangée locatifs. Contrairement à celle de l’automne, elle ne fournit pas de données sur : a) les zones géographiques dont sont constitués les centres urbains; b) le marché locatif secondaire (appartements en copropriété, maisons individuelles, maisons jumelées, duplex et appartements accessoires offerts en location).

 

2Les principaux centres urbains correspondent aux régions métropolitaines de recensement (RMR) définies par Statistique Canada. Font exception la RMR d’Ottawa-Gatineau, qui est considérée comme deux centres distincts pour les besoins de l’Enquête sur les logements locatifs, et Charlottetown, qui est une agglomération de recensement (AR).

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